A ) Tout d’abord :
Voici un article pour mieux comprendre ce qu’est le saphir.
Le saphir est une pierre précieuse. C’est une variété de gemme du corindon pouvant présenter de multiples couleurs, sauf le rouge qui désigne alors uniquement le rubis.
La structure :
Les saphirs sont constitués de cristaux d’oxyde d’alumine (Al2O3) contenant des impuretés (oxydes) en traces qui leur donnent leur couleur :
- Titane et fer pour le bleu.
- Vanadium pour le violet.
- Chrome pour le rose
- Fer pour le jaune et le vert.
La couleur est due à l’apparition de niveaux énergétiques à l’intérieur de la bande interdite du corindon, du fait de la présence d’impuretés. Ces niveaux modifient les spectres d’émission et d’absorption du matériau et donc sa couleur.
Le saphir peut être traité thermiquement ; les pierres trop claires, trop sombres ou avec beaucoup d’inclusions, sont chauffées. Ce processus permet de rehausser couleur et clarté en dissolvant les éléments présents à l’état de traces dans la pierre.
On peut trouver des saphirs étoilés où l’astérisme est dû à la présence d’inclusions d’aiguilles de rutiles cristallisées à 60° ou 120° dans la pierre. Le saphir étoilé est taillé en cabochon. Sous les rayons du soleil apparaît une étoile de 6 branches et plus rarement de 12 branches.
B ) Les carrières de saphirs les plus connues à Madagascar
Sur la N7 entre la capitale, Tana, et Tuléar, il y a 2 carrières d’extraction dans le sud de Madagascar. Ce sont les plus connues et elles se situent à Shakara et Ilakaka. Elles se trouvent à quelques heures de voiture de Tuléar. Cela dépend de l’état des routes : s’il y a une casse de la voiture ou du trafic, cela peut rallonger la durée du parcours. Car bien sûr, cela se trouve en pleine brousse au milieu de nulle part !
Une partie des carrières se trouve contre la rivière de Onilahy. Car ayant l’eau à côté c’est une source principale pour le lavage du graviers gemmifères…
C : Recherche de traces avant l’extraction :
1- Définition gisement alluviaux :
Une alluvion est un dépôt de débris (sédiments), tels du sable, de la vase, de l’argile, des galets, du limon, des graviers, transportés par de l’eau courante. Les alluvions peuvent se déposer dans le lit du cours d’eau ou s’accumuler au point de rupture de la pente.
Exemple :
Dans les gisements secondaires, les pierres précieuses ont été entraînées hors de leur heu d’origine et se sont déposées ailleurs par sédimentation : ce processus arrondit les morceaux de roche tenaces et les cristaux peu fragiles, et diminue ou même anéantit les autres cristaux. Selon le mode de transport ou le lieu de dépôt, nous distinguons les gisements alluviaux (fleuves, rivières)…
Des fleuves peuvent entraîner des roches gemmifères sur des centaines de kilomètres. Lorsque le débit des eaux – et, avec lui, la force de déplacement – faiblit, les gemmes les plus denses (par exemple, diamant, zircon, grenat, saphir, chrysobéryl, topaze, péridot et tourmaline) tendent à se déposer avant les sables légers, et donc à enrichir certains dépôts. Ces conditions favorisent une exploitation des gemmes considérablement plus facile et productive que dans les gisements primaires. De telles exploitations sont nommées, selon une ancienne habitude minière, «placers», « graviers gemmifères » . Les scientifiques parlent de gisements alluviaux.
Quand on a des indices du graviers gemmifères ou une reprise d’exploitation pour pouvoir extraire des gemmes (avec des sondages, des carottages, des essais de lavage, de prospection). Bien sûr en ayant les permis, les autorisations, le bornage minier, tout cela en règle…
Sur ce gisement là, c’est à carrière à ciel ouvert. Donc beaucoup moins de risques d’accident que dans des puits…
Cela se présente sous forme de bande de gravier qui est entouré de sable. On peut les trouver à diférent niveaux et sur un même plan, on peut avoir plusieurs départs de gravier. On doit décaisser pour atteindre la bonne qualité, suivre la trace, plus le filon descend profond normalement les gemmes sont de meilleures qualités et aussi plus grosses…
D) les différents procédés d’extraction :
1- Manuellement
Qui nécessite beaucoup de main d’œuvre, beaucoup de petit matériel (pelles, tamis, sac…), bien sur le travail est dur. Plus dur que de descendre plus vite, plus long dans le temps avant d’atteindre les bonnes couches, le vol est plus présent…
2 - Mécaniquement
Qui nécessite beaucoup de machines, beaucoup de pièces de rechange, pour l’entretien car entre la chaleur, le sable, les machines sont durement menées, bien sûr le travail est plus facile, rapide et le risque de vol et réduit, moins de risque de blessure, on atteint plus vite les objectifs quand on est bien situés donc la carrière est rentable..
E) l’extraction méchanique :
Le campement du site, se situe bien sur proche du gisement, pour des moyens de surveillance, sécurité, de maintenance…
Donc les petites pierres continuent dans le circuit et tombent dans le gigue. Ça se présente en forme de rectangle séparé par des barres de fer tous les 10 cm. Cela marche dans un flux de va et vient avec l’eau fait monter et descendre l’eau ce qui permet de faire avancer les pierres légères jusqu’à l’éjection et d’emprisonner les pierres plus lourdes car ça marche par densité, donc les pierres lourdes reste au fonds…
Les derniers camions finissent de benner, en se préparant pour vider le gigue, de ramasser les graviers susceptibles d’avoir des gemmes entre chaque lames et de le nettoyer pour le prochain lavage, pour être prêt à l’emploi.
Retriage à la main pour ne garder que les gemmes, il faut avoir de bon yeux !!! Tache longue mais plaisant de voir le fruit de son travail.
Jusqu’au soir et le lendemain triage des pierres gemmes, par couleurs et tailles dans un premier temps.
Plus en détail, cette carrière contient plus de saphir rose, bleu, incolore et jaune. On trouve aussi des chrysobéryls et des chrysobéryl œil de chat, des topazes, en petites quantités des tourmalines et grenats. Aussi on peut trouver des alexandrites, euclases, zircons… tout cela en pierres « roulées et polies »
E ) la taille du brut , puis la revente:
Il y a beaucoup de lapidaires sur Madagascar. Avant ils n’étaient pas trop performants et les tailles moyennes. Depuis quelques années à Tana, il y a une compétition des meilleurs lapidaires diplômés internationalement. Donc depuis ce jour là, les lapidaires sont plus minutieux et très bons aussi bien en retaille, qu’en taille…
Les pièces normales, sont taillées sur place pour le marché local, et les pièces d’exception sont taillées en Europe en majorité pour finir sur la place Vendôme, en Suisse, Sri Lanka, Thaïlande ou Inde…
Une grande partie des entreprises pour ces gisements de saphirs sont : Sri Lankais, Thailandais ou Indiens donc c’est pour cela que l’on retrouve un bon choix de pierres dans ces pays la.
Conclusion :
Dans les années à venir, y aura-t-il encore du saphir ?
Pour faire des emplois et des sources de revenus pour les malgaches .
Mais surtout est-ce que les malgaches et le pays pourra exploiter entièrement cette source de revenu ?
De profiter des ventes des ressources minières pour changer le mode de vie, le mode de travail , continuer à faire des emplois, faire vivre les petits artisans et faire rentrer plus de devises au pays…
